Pas toujours drôles, ces comics

Mardi 14 février 2006
J'ai relu dernièrement deux albums édités par Semic en son temps autour d'un héros de l'univers DC. Ceux-ci marquaient le retour du-dit héros qui certes ne tient pas le devant de la scène mais est un acteur important de la JLA. Mais surtout ce n'est pas tant le costume qui est important dans ce retour mais celui qui le porte, d'autres ayant pris la suite pour que le nom de Green Arrow, l'archer ve reste dans les mémoires.
 Les deux premier tomes de la nouvelle mouture de la série Green Arrow forment un arc sobrement intitulé "Carquois" (Quiver en VO) s'ouvre sur une galerie de personnages proches du premier Green Arrow : Superman et Batman au moment de l'épisode Final Night, Arsenal qui fut son sidekick (partenaire plus jeune d'un héros), Black Canary qui fut plus que sa partenaire au sein de la Ligue de Justice et enfin Connor Hawke, son fils et successeur dans le costume. Tous se souviennent d'Oliver "Ollie" Queen, le héros communiste qui appelle les flics "les fachos en bleus", pratiquement aussi riche qu'un Bruce Wayne avant de laisser sa fortune à des organisations caritatives, disparu au champ d'honneur quelque temps plus tôt.
Mais devinez qui revient sous la forme d'un clochard armé d'un arc et de flèches fabriquées à partir de bric et de broc ? Ce bon vieux Ollie... Partiellement amnésique, celui-ci est une énigme pour ses amis, une aubaine pour d'autres par son état particulier. Je vous laisse découvrir la suite par vous-même.
Le scénario de Kévin Smith (le réalisateur de Dogma ou de Jay & Silent Bob) tient incroyablement bien la route et, si la deuxième partie de l'histoire (en gros les explications du retour) est un peu plus ésotérique, ça n'est pas indigeste.
Le tout est soutenu par le dessin énergique et stylisé de Phil Hester qui ajoute de l'efficacité au récit.
En conclusion c'est une lecture bien plus qu'agréable, que je recommande fortement. D'ailleurs de mon côté, ne sachant pas si Panini va publié un jour la suite de la série, je vais me procurer très prochainement le deuxième arc de la série : Sounds of Violence.

Peu après j'ai lu une histoire de la JLA qui est très lié à ce dont je viens de parler : l'arc Final Night (traduit par Semic dans le recueil intitulé Extinction). Le Mange-Soleil s'attaque à notre système et absorbe toute l'énergie de notre étoile. Comment faire pour sauver le monde ? Tous les héros sont à pied d'oeuvre !
Bon ben j'ai eu du mal à terminer. On s'attarde sur les tentatives infructueuses alors que je pense que ça aurait été bien vu de s'intéresser pleinement à ce que cette perte pouvait avoir comme effet sur un personnage tel que Superman, sachant que ses pouvoirs lui viennent du Soleil... À noter, l'intervention de Parallax qui est un ancien héros de la JLA et surtout à l'origine du retour d'Ollie Queen.
Par Tifou
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Jeudi 16 février 2006
En début de semaine, j'ai emprunté 4 des dernières nouveautés de la collection Angle Comics de Bamboo (Bambooks pour les intimes).
J'ai évité le deuxième tome de Spyboy parce que j'avais trouvé le premier assez facile et confus au niveau du scénario et assez gamin dans le ton...

J'ai commencé par le premier tome de  Wildguard (publié chez Image outre-Atlantique). Intitulé "Téléréalité", il met en scène un certain nombre de méta-humains (humains à pouvoirs) dans un casting qui permettra de faire une nouvelle équipe de super-héros. L'idée de Todd Nauck est la bonne : si les méta-humains existaient de nos jours comment se faire connaitre si ce n'est en passant par la télévision ?
Je dois avouer que j'ai été un peu déçu par cet album, on me l'avait présenté comme étant quelque chose de vraiment drôle et je n'ai souri que quelques fois. Les aventures sont assez classiques mais les personnages en tout cas la poignée qu'on suit sont bien caractérisés.


J'ai ensuite enchainé avec un projet de Mark Millar, scénariste génial et un brin provocateur dont je suis les productions. Publié par Dark Horse aux États-Unis, Chosen (L'élu) raconte l'histoire d'un jeune garçon, 12 ans, qui survit miraculesement à la chute d'un camion. Première partie très intéressante, où tout le monde se pose des questions sur ce miracle et surtout sur les pouvoirs que développe Jodie après son accident. Les personnages sont bien construits et assez approfondis pour être crédible. Arrive la fin et je trouve que tout est jeté de manière un peu trop rapide, tout aurait mérité un deuxième tome pour un peu plus d'explications. Le dessin de Peter Gross n'est pas exceptionnel mais ne dessert pas le récit.

Parlons maintenant de 303, l'histoire d'un fusil, témoin de l'histoire de certains hommes.  Le premier tome raconte la mission de soldats russes en Afghanistan (titre de ce tome), à la poursuite de soldats anglais eux-même tentant de découvrir ce que cachent les Américains dans un hélicoptère crashé au milieu des montagnes.
Garth Ennis livre ici un récit de guerre plutôt honnête, soutenu par le dessin de Jacen Burrows lui aussi honnête.

Dans la présentation des auteurs du premier tome de Tech Jacket, il est dit que le dessinateur, E.J. Sum, est influencé par Ottomo (dessinateur d'Akira), et cette influence n'est pas reniée. Même moi qui ne les ai pas lu, j'ai reconnu du Akira dans les traits, notament la tête du héros.
Dans ce premier tome, Robert Kirkman, déjà scénariste de l'excellent Invincible, met au prise un jeune garçon avec une civilisation mais surtout une armure intelligente extraterrestres. L'enfant se laisse emporter par ses nouvelles capacités dans des aventures sidérales...
Voilà la  bonne surprise de ma razzia Bamboo. Si le récit est un peu long à un moment donné, le tout est quand même plutôt bien géré, l'enfant et ses rêves de gloire, son inquiétude quant au sort de ses parents à son retour... J'attend la suite !!!

Par Tifou
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Mardi 14 mars 2006

Petit retour sur mes lectures straight from America du dernier mois. J'ai eu de la chance (ou alors je sais choisir) mais je n'ai lu que des choses de très bonne facture. On ne sera pas étonné de retrouver deux/trois scénaristes de talent et originaux.

Parlons tout d'abord d'Ex Machina dont le troisième tome arrive dans un mois à peu près. C'est un vrai régal de suivre les aventures de Mitchell Hundred. Ce ancien super-héros, ayant le pouvoir de parler aux machines à base d'électronique, a décidé d'ôter son masque et est maintenant maire de New York. Il doit désormais résoudre les problèmes autrement qu'en neutralisant les communications ou les armes automatiques.
Le scénario de Brian K. Vaughan est très bien ficelé et très bien mis en image par Tony Harris. Dommage qu'en France les éditions USA aient choisi de vendre la série en grand format (et donc très cher : 25€ pour le premier tome), car cette série est vraiment excellente. Pour les anglophiles, je ne saurais que conseiller les 2 (bientôt 3) TPB disponibles chez WildStorm (« The first hundred days », « Tag » et « Fact v. Fiction »). Moi en tout cas je me ruerais sur le troisième dès sa sortie.

Du même scénariste, je ne saurais vous recommander Y the Last Man dont je viens de lire les 3 premiers tomes. Relecture devrais-je dire pour les deux premiers, que j'avais lu en VF (chez Semic), mon impatience devant les problèmes de la licence Vertigo en France me faisant opter pour l'achat de la série en VO.
Le principe est simple : tous les individus portant un chromosome Y sur Terre sont morts. Tous sauf Yorick et son singe (un capucin), Ampersand (Esperluette en français, le nom de ce symbole '&'). Ses premières pensées vont vers sa fiancée qui était en Australie au moment du drame. Mais pour la cause humaine, il est obligé de traverser les États-Unis en compagnie de l'agent 355 et du Dr Mann.
J'ai donc lu les cycles nommés « Unmanned », « Cycles » et « One small step » dans lesquels B.K. Vaughan pose un regard assez objectif et intelligent sur le monde, pas macho pour un sous, mais pas non plus ultra-féministe. Il y a une bonne dose d'action et d'humour. Le dessin de Pia Guerra n'est pas extraordinaire, mais sert à merveille le récit. En résumé c'est une très bonne série dont le quatrième tome sera forcément dans ma prochaine commande de comics.
(Dans le même registre mais en roman, il y a « Les Hommes Protégés » de Robert Merle qui a à peu près les mêmes bases)

Dans un style tout à fait différent j'ai lu les 2 premiers TPB de Planetary. Aidé par ma lecture peu de temps avant du premier recueil en VF (chez Semic), j'ai quand même eu un peu de mal à comprendre en détail ce qui se passe dans cette série très spéciale née de l'imagination de Warren Ellis.
Planetary est une équipe composée de trois membres qui enquêtent sur des phénomènes paranormaux (fantômes, monstres, menaces venues d'autres univers, etc). Le premier recueil peut faire penser à une suite de petites histoires sans réel fil rouge, ce qui rend la compréhension assez difficile. Dans le second, beaucoup de choses sont expliquées, mais beaucoup restent en suspens car tout est centré sur Elijah Snow, dernière recrue de l'équipe, mais qui recouvre petit à petit la mémoire. On fait aussi connaissance avec ceux qui peuvent devenir les grands méchants de la série, les 4.
À la manière d'Alan Moore dans ses séries Tom Strong ou Promethea, Warren Ellis explore ici l'univers de l'imaginaire au sens large, surtout science-fiction, On retrouve des figures dignes de pulps, de comics de super-héros et autres romans. John Cassaday (dont je vous recommande les Je Suis Légion chez les Humanos avec Fabien Nury et les Astonishing X-Men chez Marvel avec Joss Wheddon) s'éclate et ça se voit. Du coup moi aussi je m'éclate et je lirais très prochainement le tome 3, en attendant le(s) dernier(s) recueil(s), la série étant bientôt conclue Outre-Atlantique.

J'ai aussi lu les trois premiers tomes Powers. On suit deux inspecteurs d'une brigade tout à fait particulière, chargée des enquêtes liés à des super-héros.
Dans cette série, Brian Michael Bendis s'amuse à explorer le concept de super-héros mais d'une façon relativement cynique et en même temps très humaine. Toutes les victimes, tous les suspects, tous leurs proches ont leurs faiblesses, leurs manies... Les super-héros ne sont pas forcément meilleur que les humains normaux, ils ont leurs histoires, leurs jalousies. Certes les histoires se concluent généralement très facilement dirais-je, mais ce n'est pas le plus important dans les scénario de B.M.B.
Le dessin de Michael Avon Oeming est très stylisé, dans un genre qui ne plaira pas à tout le monde. En tout cas, moi je suis conquis, et si je n'arrive pas à écrire correctement ici tout le bien que je pense de cette série, ça ne m'empêchera pas de passer à la VO pour le prochain arc (chose qui sera faite lors de ma prochaine commande de comics).

Par Tifou
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