Dimanche 19 mars 2006

Entre samedi dernier et aujourd'hui je suis allé pas moins de cinq fois au cinéma. De qualité et de propos divers, je suis globalement satisfait de ce que j'ai vu.

Commençons par le film de samedi soir. Je l'avoue je n'étais pas forcément très en forme pour aller au ciné après une semaine de boulot et surtout une grosse journée. Néanmoins, ma compagne m'a convaincu et nous sommes donc allé voir Dérapage de Mikael Håfström. La bande-annonce était avenante et il y avait du beau monde à l'affiche.
Je ne raconterais pas trop l'histoire, mais en premier lieu c'était déjà différent de ce à quoi je m'attendais. Ensuite tout s'enchaine plutôt bien et je me suis trouvé bien surpris quand l'intrigue est dévoilée. Le film est bien rythmé, alternant des scènes d'actions choc, plutôt violentes, et d'autres beaucoup plus calmes où les protagonistes se posent un certains nombres de questions. Les acteurs sont tous très bons, surtout Clive Owen très humain, faible et un peu lâche et Vincent Cassel, diabolique à souhait (Mention particulière aux deux rappeurs du casting : RZA et Xzibit). Bref c'est un tres bon film, même si la toute dernière scène est, à mon goût, en trop.
Je ne connais pas le livre dont le film est l'adaptation (Dérapage de James Siegel), mais ça peut être intéressant à lire.

Le lendemain nous sommes allé voir Syriana et le moins que l'on puisse dire est qu'il ne faut pas vraiment louper le début et se plonger dedans dès le début. Chose que n'a pas faite mon amie et du coup elle a passé deux heures à ne rien comprendre.
C'est un très bon film et, s'il est compliqué, c'est parce qu'il confronte un certain nombre de personnages qui se retrouveront à la fin. Le film ne se veut pas une vérité, mais on peut penser que certaines des manipulations montrées sont proches de la vérité. Et c'est là que ça fait un peu peur.

Mardi soir, j'étais invité par les éditions Glénat pour une séance en avant première et privée des Brigades du Tigre. Pourquoi Glénat ? Tout simplement parce qu'ils éditent la BD, non pas tirée du film, mais qui constituent une préquelle au film (je l'ai mais pas encore lue, j'en parlerais). Je faisais confiance aux deux scénaristes, Xavier Dorison et Fabien Nury  (auteurs, ensemble ou séparément, de BD que j'aime beaucoup : Le Troisième Testament, W.E.S.T., Sanctuaire, Je Suis Légion) pour faire de cette adaptation de la série télé un bon film divertissant et pas bête.
Sur le plan histoire c'est réussi, le film comble par la fiction un certain nombre de blancs dans l'histoire de France des années 1910 (entre la bande à Bonnot (Jules et non Jean, hein !), les emprunts russes et la mort de Jean Jaurès). Mais c'est sur le plan de la réalisation que ça pêche, le film de Jérôme Cornuau manque singulièrement de rythme. Les acteurs ne rattrapent pas cela, surtout pas Clovis Cornillac, qui fait la même tronche du début à la fin et dont l'attitude tranche avec la mode de l'époque (en gros on dirait un chanteur de jazz perdu au milieu des années 1910) ni Olivier Gourmet.

Vendredi après-midi je suis allé voir Underworld 2, du même réalisateur et avec les mêmes acteurs que le premier du nom. J'avais apprécié le premier, même si celui-ci n'était pas un chef-d'œuvre, pour ce qu'il apportait sur les mythes respectifs des vampires et des loups-garous. 
Bien entendu je suis allé directement au ciné après le boulot, en laissant mon cerveau faire le chemin jusqu'à la maison, vu que sa présence n'était pas indispensable. Même sans cet artifice, je n'ai pas réussi à ne pas être déçu par ce deuxième opus qui n'est que combats à coups de rafle de balles trafiquées (ce que je ne comprends pas vu que les balles sont inefficaces contre les boss de fin de niveaux, d'autant plus quand on ne sait pas viser) et pauvreté scénaristique. Bref une déception !!!

La satisfaction de la journée est venue de Renaissance de Christian Volckman. Ce film d'animation est un gentil récit d'anticipation pas follement original mais tout de même bien raconté et c'est l'essentiel. Péché de jeunesse (il me semble que c'est le premier film du studio), il est un peu long et aurait mérité d'être court d'un petit quart d'heure afin de densifier le tout et aussi éviter une perte de rythme.
En fait ce film est surtout une claque technique. Tout est très bien fait (et très beau). La vision de Paris dans 40 ans est plutôt réussi, certaines idées m'ont plu (les routes sous verre par exemple). La gestion de la luminosité est une vraie réussite, et on sent très bien les matières qui composent personnages, objets et vêtements (le texturage de la peau à la frontière lumière-ombre est phénoménal, et quand le héros porte une veste, on voit très bien que c'est du cuir). Et ce sont de petits Français qui ont fait ça !! Comme j'ai envie qu'il refasse un film et ne tombe pas aux oubliettes, je ne peux que vous conseillez d'aller voir ce film, mon préféré dans mes visionnages de cette semaine.

par Tifou publié dans : Screen Saveurs
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Lundi 13 mars 2006

Petite semaine ciné dont je vais vous parler aujourd'hui car j'ai quand même vu 3 films la semaine dernière.

Le Nouveau Monde
Terence Malick nous offre là un joli film... Le problème, c'est qu'il est seulement joli : de beaux décors (même si la Virginie a l'air dans ce film d'une contrée sinistre et oppressante, entre marais et sous-bois brumeux), de belles prises de vue, de beaux acteurs. Les trois acteurs principaux (Colin Farrell, Christian Bale et Q'orianka Kilcher) jouent très bien. Cette dernière est
une vraie bonne révélation, plutôt jolie, surtout quand elle sourit, ce qui ne gache rien.
Le gros problème du film c'est qu'il est mou et un brin décousu, du coup les 2h paraisse 4 (j'ai regardé ma montré au moins 4 fois et je n'avais qu'une envie : que le film se termine). Alors oui c'est un film contemplatif mais là c'est trop...
Il contient quand même quelques bonnes choses : les indiens ne sont pas des sauvages mais sont présentés comme une société hiérarchisée, où les notions de propriété, de compétition et de domination sont quasi inexistantes. C'est aussi une formidable histoire d'amour(s) mais comme j'ai failli m'endormir plusieurs fois...

Walk the Line
Dans le même état de fatigue et à la suite du précédent film, nous avons été voir le film de James Mangold (dont je n'avais jamais vu jusque là un seul film) attiré surtout par la présence de Joaquin Phoenix dans le rôle, principal, de Johnny Cash. Je l'ai vu avant que Reese Witherspoon n'ait l'Oscar de la Meilleure Actrice pour son rôle dans le film.
Pour ceux qui ne le savent pas le film n'est pas une biographie complète du célèbre chanteur de country. Le film s'arrête après son concert mythique dans la prison de Folsom. On le suit dans sa ascension, dans ses déboires (drogues, amours, famille, etc), dans ses chansons de gangsters (lui qui n'a jamais fait de prison). C'est aussi une belle histoire d'amour mais je n'en dirais pas plus, juste que c'est proche de la réalité du chanteur puisqu'il a plus ou moins collaboré au scénario et que ses deux autobiographies ont servies de base.

Le film est aussi long que celui dont je viens de parlé mais ça passe s'en problème, je n'ai pas baillé une seule fois. Certes la musique omniprésente donne un rythme un peu plus soutenu à l'ensemble du film. Les acteurs sont formidables (d'autant plus quand on sait qu'ils interprètent eux-mêmes l'ensemble des titres de la B.O.). Je suis ressorti de la salle avec un sourire d'une oreille à l'autre et une furieuse envie de découvrir la musique de Johnny Cash !!

Good Bye Lenin
Découvert par hasard sur Arte en début de semaine, ce film allemand relate la chute du communisme en Allemagne et plus généralement la fin de ce régime en Europe de l'Est.
Ceci est traité par le biais d'une famille qui met tout en œuvre pour préserver la mère, communiste fervente, au cœur fragile qui n'a vécu la Chute du Mur dans le coma (et donc ne l'a pas vu).

Très bon film qui montre bien les bouleversements de la vie des Est-Allemands après la chute et la réunification que je vous recommande chaudement.


J'ai vu deux autres films ce week-end, je vous en parlerais un peu plus tard...
par Tifou publié dans : Screen Saveurs
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Mercredi 15 février 2006
Je me rend compte que j'ai oublié de parler de deux films que je suis allé voir en fin de semaine dernière.

Tout d'abord Munich de Steven Spielberg avec un beau casting : Eric Bana, Daniel Craig, Mahieu Kassovitz, Geoffrey Rush et Michael Lonsdale entre autres. L'histoire, tout le monde en a entendu parler : un groupe d'Israéliens, venus du Shin Bet ou du Mossad se voit confier la tache d'éliminer un certain nombre de Palestiniens soupçonnés d'avoir commandité la prise d'otages puis l'assassinat d'athlètes Israéliens par le groupe Septembre Noir lors des Jeux Olympiques de 1972.
La force de ce film est d'éviter de prendre parti pour l'un ou l'autre des belligérants. On regarde les Israéliens tuer un certain nombre de Palestiniens avant de commencer à se poser des questions sur ce qu'ils font. Oui au début cela semble logique de se venger de cette façon, mais à quoi bon ? On sent une montée de violence, on entend parler de représailles contre certaines ambassades israéliennes. En fait, le film prend parti pour la paix et dénonce l'idiome "œil pour œil, dent pour dent".

Le deuxième film n'est pas du tout du même genre. Je suis allé voir samedi matin L'Honneur du Dragon avec mon ami Fei. Nous avions tous les deux beaucoup apprécié le précédent (et premier) film qui donnait la vedette à un Thaïlandais très... athlétique. Petite piqûre de rappel à propos de Ong-Bak : la tête du Bouddha du village du héros a été volée, il doit aller à Bangkok pour la récupérer, au passage il doit se battre pour s'en sortir...
L'histoire de L'Honneur du Dragon est aussi fine : un vilain vole les éléphants du héros, celui-ci doit se rendre à Sydney pour les récupérer et au passage il donne quelques mandales... Donc vous l'aurez compris le scénario est inexistant.
En revanche, autant Ong-Bak présentait le muay thai comme un art martial avec une certaine philosophie et montrait aussi les capacités assez extraordinaires de Tony Jaa (je pense notament à une scène de poursuite dans les rues de Bangkok où il évite un certain nombre d'obstacles de façon impressionnante), autant L'Honneur du Dragon est un film d'une violence extrême. Certes quelques scènes de combat sont très belles, la différence de styles entre le Thaïlandais et le capoeiriste est une des réussites du film, mais il faut qu'on m'explique l'intérêt de faire les deux dernières scènes d'une violence aussi poussée (50 mecs se font démettre des épaules, casser des bras, démonter des articulations (et tout ça sans le moindre évanouissement) avant de voir 4 bœufs humains se faire taillader). Bref j'attend du prochain film qu'il y ait un vrai scénariste, ou en tout cas un qui soit un peu plus inspiré...
J'ai oublié de parler du jeu d'acteur... c'est normal il n'y en a pas !!

par Tifou publié dans : Screen Saveurs
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Blogs d'auteurs

Recherche

Blog : Internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus