Je viens de retrouver un article que j'avais commencé à écrire, je vous en fait cadeau. Ça plaira sûrement à Robert Mudas ^^
Je commence par Losers, une série d'action éditée sous le label Vertigo outre-atlantique. J'ai lu le premier (et unique) tome en version française (édité par feu Semic). On suit une poignée d'anciens de la CIA qui, pensant qu'on a essayé de les éliminer, traquent les traitres au sein de la Compagnie en espérant réussir à se blanchir. C'est donc une série entre Mission Impossible et l'Agence Tout Risque, par son ton et son action. Les dessins de Jock ne sont pas la principale qualité de cet opus mais Andy Diggle nous sert un récit bien rythmé avec des situations plutôt plausibles et surtout une équipe de personnages bien campés.
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On m'en avait dit du bien, de new x men, la version de Grant Morrison de nos mutants préférés. Et effectivement c'est bien. Les X-Men sont aux prises avec une ennemie, Cassandra Nova, qui a, entre autres choses, réactivé les Sentinelles, enfin de nouvelles sortes de Sentinelles. Le résultat le plus spectaculaires : 16 millions de morts lors de la destruction de Genosha, la ville des mutants. Bon comme vous le savez peut-être, je ne suis pas fan des histoires de super-héros qui ont 30, 40 voire 50 ans d'aventures derrière eux et qu'il faut connaître pour comprendre, j'essaye toujours de lire des choses qui peuvent se lire hors continuité. Là le récit fonctionne de manière plutôt autonome, bien entendu il faut connaître un peu ce que sont les X-Men et les robots exterminateurs de mutants nommés Sentinelles. On retrouve bien entendu les fameux Professeur Xavier, Wolverine, Cyclope et Jean Grey ; ces trois derniers formant un trio amoureux assez intéressant. On découvre une nouvelle mutante luttant pour la même cause que les X-Men mais souhaitant des méthodes plus musclées : Emma Frost (celle qui sera à la tête des X-Men dans la très bonne série Astonishing X-Men). Grant Morrison est fou et n'hésite pas par exemple à faire tuer une grosse partie de la population mutante pour les besoins de sa saga... Il est fou, mais ses personnages sont crédibles (autant que peuvent être crédibles un mec qui tire des rafales par les yeux, un nana qui se transforme en diamant, etc.) Le deuxième recueil est moins percutant, se contentant de présenter de nouveaux personnages dont on sent l'importance probable dans la suite... Côté dessin du bon et du moins bon : Frank Quitely a un style assez étrange (ses personnages ont un côté trapu) mais très bon et très dynamique, Igor Kordey est un tacheron dont le seul exploit est de me faire faire la moue et de finir au plus vite sa prestation quand ses planches arrivent...
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Avant de commencer à parler de David Lapham, je voudrais faire une petite parenthèse sur Jeux de Guerre (War Games), l'événement qui a marqué toutes les séries liées au Chevalier Noir de Gotham City. Ça aurait pu être intéressant mais ça ne l'est pas tant que ça, traînant un peu en longueur. Le principal défaut de ce cross-over est qu'il montre la qualité de l'ensemble de la production mainstream : je ne pensais pas que tant de trucs sortaient avec une qualité graphique aussi médiocre...
Revenons à notre mouton noir, David Lapham est peu connu en France mais j'espère que la traduction du petit pavé qu'est Tue-moi à en crever contribuera à le révéler, au moins un petit peu.
Les fins connaisseurs de comics auront au moins entendu parler de Stray Bullets qui a eu le droit à deux tentatives d'édition en France (chez Dark Horse France en 1996 et chez Bulle Dog en 2001), toutes deux sans suite... J'ai chez moi les deux tomes de Balles Perdues (édition en grand format chez Bulle Dog). C'est assez intéressant, on suit des petits truands, des paumés, dont les tranches de vie sont dévoilées de manière assez fine. Il n'y a pas de vrai fil rouge, ce sont surtout des saynètes. Le dessin en noir et blanc de Lapham est assez dynamique et bien que le tome 1 soit très intéressant, le tome 2 ne l'est pas assez pour que je franchisse le pas et que je continue la série en VO.
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Néanmoins, après la lecture de Tue-moi à en crever, je pense réviser mon jugement. Ce pavé paru chez Delcourt il y a quelques jours est la traduction de Murder Me Dead éditée outre-atlantique chez El Capitan (la boîte d'édition de Lapham). C'est un petit bijou de roman noir que nous livre là l'auteur. Un homme découvre chez lui sa femme pendue. La thèse du suicide est retenue. Mais la famille de la défunte soupçonne Steven et engage un détective privé. De son côté Steven retrouve un amour d'enfance. Mais les choses se gatent... L'auteur nous fait retrouver ici la bonne ambiance des films noirs d'antan, avec amours, complots et trahisons. Le tout est bien emballée tant le dessin est maitrisé et la narration fluide. C'est un album qui, quoiqu'un peut cher, est à lire. C'est aussi un bon moyen de découvrir qu'il n'y a pas que des super-héros dans les comics.
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La prochaine session comics, il se peut que je parle d'oeuvres d'Alan Moore (ayant lu dernièrement Top Ten et projetant de (re)lire Tom Strong et The Forty Niners), ou de Brian Michael Bendis (j'ai lu les 3 premiers tomes d'Alias et j'ai commencé son run avec Maleev sur Daredevil), ou encore de Grant Morrison (les deux premiers tomes de Seven Soldiers of Victory viennent d'arriver chez moi, j'ai lu sa mini-série 1 2 3 4 sur les Fantastic Four et il faut que je parle de ses new x men) à moins que je ne parle des derniers Y the last man, Ex-Machina... J'ai aussi à parler de manga, ce sera pour une prochaine fois.