Vendredi 26 janvier 2007
Cela fait à peu près un an maintenant que j'ai ouvert mon blog et je me suis rendu compte que je n'avais toujours pas mis d'article dans la catégorie consacrée aux mangas. Ce n'est pas que je n'en lis pas mais le Japon n'est pas l'origine de la majorité de mes lectures. Bien souvent je ne suis pas la cible privilégiée de ce qui sort en France. Il faut bien l'avouer une grande partie de la production  est surtout destinée aux jeunes garçons (Shōnen) et filles (Shōjo), et les histoires généralement ne m'attirent pas (exception faite des excellents Hikaru No Go (chez Tonkam) et Beck (chez Delcourt) dont je parlerais sûrement plus tard). Les termes Seinen et Gekiga ont été détournés légèrement dans leur sens en France, seinen ne désignant plus que les mangas pour les jeunes adultes et gekiga les mangas aux thèmes un peu plus graves, un peu plus littéraires. En général, le format des gekiga est plus grand que le format poche plus commun des shōnen, shōjo et seinen.
Je tiens à faire encore un peu de vocabulaire : le terme manga désigne les livres, les dessins animés étant désignés par anime ou encore jap'anime.

Aujourd'hui je vais essayer de vous faire partager mon enthousiasme pour un auteur en particulier, Kawaguchi Kaiji.
Commençons par Zipang qui m'a fait découvrir cet auteur. Zipang par son pitch ressemble étrangement au roman, et au film qu'il a inspiré avec Kirk Douglas en vedette, Nimitz. La seule chose qui change c'est que c'est un bateau des forces d'auto-défense japonaise qui est renvoyé 60 ans en arrière, en pleine Guerre du Pacifique, un épisode très important de la Seconde Guerre Mondiale. Comme vous le savez peut-être, le Japon moderne est un état pacifiste qui n'a pas d'armée à proprement parlé mais qui dispose néanmoins un arsenal suffisant pour se défendre et, grâce aux alliés États-uniens, à la pointe de la technologie. Vous pouvez imaginé ce qu'un bateau moderne peut représenter comme avantage au milieu de la guerre du Pacifique. Le Mirai et son équipage est l'attention d'une grande partie de l'état-major impérial alors que les premiers ne pensent qu'à sauver un maximum de vie, quelque soit la nationalité, tout en conservant sa neutralité. C'est ainsi qu'ils interviennent à Guadalcanal ou dans d'autres batailles. Les Américains de leur côté tentent de récupérer un maximum de renseignements sur ce navire qui contrecarre toutes leurs offensives.
Zipang a été taxé de révisionniste par certains, alors que le propos est juste de se poser la question suivante : quelle serait la réaction des Japonais s'ils pouvaient changer le cours de l'histoire ? Et c'est surtout l'étude des différences entre le Japon impérialiste et belliqueux des années 1940 et le Japon (plus ou moins) neutre et pacifique de maintenant que l'auteur chercher à démontrer. Zipang est aussi un formidable récit historique, impressionnant de réalisme quant à la reconstitution géostratégique et géopolitique de la Guerre du Pacifique.

L'avantage de Seizon (Life) c'est que c'est une série en 3 tomes. L'histoire est relativement simple : un homme, dont la mort à court terme semble inéluctable à cause d'un cancer, va se lancer corps et biens dans la recherche du meurtrier de sa fille, dont le corps est retrouvé au moment où il allait se pendre. Il faut savoir qu'au Japon, même pour les crimes de sang, il y a une prescription. Comme par hasard cette prescription arrive à terme presque au moment ce celui de la vie du père. Cette facilité du scénario ajoute au suspens qui règne dans la série. Celle-ci tient plus du thriller psychologique que d'une simple enquête. Le "héros" redécouvre sa fille au fur et à mesure de son enquête. Le troisième tome ne contient pas une once d'action et s'avère être une partie d'échec à double tranchant pour les 2 protagonistes. En bref Seizon est une excellente série de polar en manga !!!

Deux autres séries de cet auteur sont parues en France :
  • Eagle (chez J'ai Lu, malheureusement J'ai Lu a arrêté toute activité dans le manga donc seulement 8 tomes sur 11 ont été publiés) décortiquant le système politique américain en montrant la campagne pour la présidence d'un candidat d'origine japonaise.
  • Spirit of the Sun (chez Tonkam) : à la suite d'un séisme le Japon se trouve scindé en deux parties, un peu comme l'Allemagne après guerre, sous influence chinoise et américaine. Le récit s'attarde surtout sur le sort des réfugiés et de la diaspora qui a suivi la catastrophe.
Zipang de Kawaguchi Kaiji, 12 tomes parus chez Kana (26 au Japon).
Seizon - Life  de Nobuyuki Fukumoto et Kaiji Kawaguchi, 3 tomes chez Panini Manga.
par Tifou publié dans : C'est nippon (ni mauvais)
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Jeudi 25 janvier 2007
Je viens de me rendre compte que ça fait 2 mois que je n'ai pas posté d'article sur mon blog... Je n'ai pas d'excuses techniques comme la dernière fois, j'ai juste beaucoup de difficultés à me poser devant mon ordinateur et taper plus de 3 mots sur mon clavier (si vous ne l'aviez pas remarqué, même ma participation à certains forums est anecdotique). Alors comme j'ai en préparation des articles un peu long à écrire, je pense que je vais changer mon fusil d'épaule : il vaut mieux que j'en fasse des plus courts et que je les poste tout de suite sans attendre. Parce que que veulent mes lecteurs (s'ils n'ont pas oublié l'adresse de ce blog) ? Des articles plus régulièrement et plutôt des pas trop longs si j'en crois les réactions au précédent article ^^

Deux mois c'est aussi le temps qui s'est écoulé depuis mon embauche dans une librairie spécialisée du 12°. Le CDD prévu pour la fin de l'année s'est transformé en CDI. Ils ont trouvé que je faisais du bon boulot, et je ne ferais rien pour les contredire. Je suis toujours en charge du rayon manga, qui n'est pas mon domaine de prédilection mais c'est un challenge intéressant. Donc depuis novembre une majorité de mes lectures BD est composée de petits livres en noir et blanc, qu'on doit en plus lire dans l'autre sens. J'ai lu quelques trucs vraiment sympa, je vous en parlerais c'est promis...
En plus des livres (dont la gestion n'est pas des plus aisées, surtout au niveau de l'espace accordé aux nouveautés), je m'occupe aussi des DVD. Et en anime, je suis encore plus novice qu'en manga. Pour le peu que j'ai pu en voir, dans ma jeunesse ou depuis que j'ai la télé par internet, je ne suis pas vraiment convaincu par la qualité technique de l'animation ni même par le rythme de l'histoire des séries que j'ai pu regarder (petit tour rapide de ce que j'ai (re)vu dernièrement sur un ou plusieurs épisodes : Naruto, DBZ, Les Chevaliers du Zodiaque, Trigun, Enfer & Paradis, Monster...). Et je ne parle même pas de la qualité du doublage en français... Donc globalement je préfère lire un manga, plutôt que mater un anime. Mais bon si vous avez de bonnes séries à me recommander, n'hésitez pas !! De mon côté je vais essayer de voir Samourai Champloo et Fullmetal Alchemist dont on m'a dit du bien. En série d'animation, j'aime bien la série Skyland (par l'équipe de Renaissance dont j'avais parlé à la fin de cet article) et surtout Avatar, the Last Airbender...

par Tifou publié dans : J'raconte pas ma vie, si ?
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Jeudi 23 novembre 2006

Je vais vous parler aujourd'hui d'une région que j'ai redécouverte lors de mes vacances  de cette année 2006. Cela faisait longtemps que je n'y avais pas mis les pieds mais j'ai eu plaisir à retourner en Bretagne, région qui m'a toujours fasciné par ses paysages, son histoire et son folklore (même si souvent, folklore et histoire sont souvent liés).
Petit rappel géopolitique, la Bretagne, c'est cette région située à l'ouest de la France et composée de 4 départements : l'Ille-et-Vilaine (35), le Morbihan (56), les Côtes-d'Armor (22) et le Finistère (29). Bien qu'appartenant administrativement à une autre région, le département de la Loire-Atlantique (44) est bien un département breton, la capitale historique des rois et ducs de Bretagne étant Nantes.
La Bretagne est une région morcelée, composée de 9 pays dits historiques représentés sur le Gwen ha Du [Noir et Blanc] (drapeau de la Bretagne, créé en 1925) par les bandes noires et blanches : 4 pour les pays bretonnants de la Basse-Bretagne (Trégor, Vannetais, Léon et Cornouaille) et 5 pour les pays de la Haute-Bretagne de langue gallo (Pays Nantais, Pays Rennais, Pays de Dol, Pays de Sain-Malo et Pays de Saint-Brieuc).
Un découpage encore plus fin existe, il s'agit des 50 pays traditionnels dont je ne vous citerais pas tous les noms. Là-bas on est Breton avant d'être Français et Bigouden, par exemple, avant d'être Breton !!


En août en Cornouaille [Kernev] :
Drapeau de la Cornouaille
Mon premier séjour, à la mi-août, s'est déroulé au sud de la Cornouaille, au bor de la mer, en dessous de Quimper.
Le fait même de prendre notre TGV en direction de Quimper a étéune aventure que je vais essayer de vous raconter succinctement. Nous, ma compagne et moi, habitons en Essonne et notre TGV partait de la Gare Montparnasse. Nous devions donc prendre la ligne B du RER puis le métro. Malheureusement pour nous ce week-end-là des travaux entre Bourg-la-Reine et Antony sont en cours et la ligne est coupés. Renseignements pris, le trajet sera augmenté de 20 minutes environ et une navette nous emmènera de la gare de La Croix de Berny à celle de Bourg-la-Reine. Prévoyants, nous sommes donc partis avec environ 40mn d'avance sur l'horaire idéal s'il n'y avait pas eu de travaux. Sauf que nous avons mis près d'une heure pour faire un trajet qui, en temps normal, ne prend que 35 minutes. Eh oui, la RATP avait omis de préciser que les horaires ne seraient pas les mêmes qu'à l'habitude ni que les trains seraient omnibus (c'est-à-dire qu'ils s'arrêtaient dans toutes les gares de Palaiseau-Villebon à La Croix de Berny puis de Bourg-la-Reine à Denfert-Rochereau). Résultat nous avons du courir comme des dératés dans les couloirs du métro et de la Gare Montparnasse pour pouvoir avoir notre TGV qui est parti dans la minute qui a suivi notre montée à bord. Les vacances commençaient sur les chapeaux de roues...
Drapeau du Pays BigoudenNous sommes arrivés sans heurts à Loctudy [Loktudi] après avoir pris un bus à partir de Quimper. Le village de vacances n'a pas été difficile à trouver, Loctudy n'étant pas une ville immense. Néanmoins c'est un des tout premiers ports de pêche de France (le cinquième) et d'Europe et sa spécialité est la langoustine. D'ailleurs l'ensemble des ports du Pays Bigouden [Bro Vigoudenn] (Loctudy, Lesconil, Le Guilvinec et Penmarch) forme le plus grand port de pêche artisanale de France. (Vous êtes contents de le savoir, hein ?). Ça n'a peut-être pas d'importance sur le moment mais grâce à cela, et aussi au fait que nous étions en pension complète, nous avons pu goûter à toutes sortes de poissons (au moins un des 2 repas avait un plat chaud composé de poisson), chose qui nous arrive très rarement à la maison car nous ne savons pas les préparer. Lors de notre première soirée, nous avons pu, grâce à la fête de l'AS locale, goûter une des spécialités bigoudènes : les kouign, sorte de petites crêpes très épaisses (proche du pancake) mais très bonnes en dessert. Nous les avons mangées sur la plage avec une bouteille de cidre, local lui aussi mais un peu trop âpre à mon goût.
Ça a été une semaine très agréable, le temps étant au rendez-vous pour nous permettre de faire des randonnées. Nous avons pris deux fois l'ancien chemin de halage au bord de la rivière de Pont-l'Abbé, un après-midi pour aller jusqu'au Manoir de Kérazan qui proposait une découverte de l'apiculture. Succincte en fin de compte mais nous sommes bien amusés à enfiler les habits de protection et surtout à écouter l'apiculteur poète... Quel dommage que j'ai oublié son superbe poême !!! Nous avons profité des jardins et parcouru rapidement le manoir, transformé en musée, et dont la cuisine rustique a servi de décor aux pubs pour les produits... Tipiak (bravo à la personne qui suit au fond). La deuxième randonnée nous a pris une petite journée, nous sommes allés jusqu'à Pont-l'Abbé à pied. Au départ nous devions faire une boucle, l'aller près de l'eau, le retour dans les terres, mais nous n'avons pas réussi à trouver le chemin du retour. Nous avons donc profiter deux fois du paysage mais c'était un peu différent au retour puisque la mer s'était retirée. Nous avons pu voir cormorans, hérons et aigrettes s'en donner à cœur joie dans le limon ou dans l'eau peu profonde.

Grâce à ce séjour j'ai pu faire mon baptème et de la mer et de voile. Ce n'était pas la première fois que j'allais sur un bateau mais la première fois que j'allais si loin des côtes et la première fois que je montais sur un voilier. Malheureusement nous avons choisi la pire journée pour aller en mer. Le vent rendait la mer un peu agitée et les creux, quoique petits pour le vieux loups de mer qui nous accompagnait, était un peu impressionnants. Nous avons eu le droit à de la pluie. Ce qui est captivant c'est que nous voyions les zones pluvieuses de loin et nous avions plus que l'impression de passer un rideau. Nous avons mis le cap sur les Glénan, archipel au sud du Finistère. La traversée fut assez longue (4 heures) et je n'ai pas été trop malade... Plus exactement, l'excitation et la fascination pour la mer m'ont permis de me  concentrer pendant les 2 premières heures mais après, la mer étant un peu agitée, j'ai ressenti un début de mal de mer. Le skipper me voyant pâlir a eu la bonne idée de me faire tenir la barre. Et ça a tout de suité été mieux, le fait de se concentrer sur autre chose que sur le roulis est un remède très efficace.
Nous sommes arrivé dans l'archipel pour le déjeuner. nous avons profité du bistrot de l'archipel pour boire un bolet de cidre et manger notre casse-croute. Nous avons fait un tour rapide de l'île Saint Nicolas. L'eau est magnifique et, avec un peu plus de soleil, on se serait cru dans les îles du pacifiques. Il faut dire que l'archipel n'est pas profond et couvert de sable. La traversée du retour fût plus rapide, avec un vent arrière et surtout un grand spi installé par notre skipper. J'ai tenu la barre pendant une grande partie des deux heures du retour. Nous sommes passé devant l'embouchure de l'Odet, la rivière qui passe à Quimper. Je garde un très bon souvenir de cette journée, et si je pouvais je prendrais bien des cours de voile. Malheureusement il faut du temps pour faire cela et je pense un peu d'argent. Je verrais quand je serais à la retraite...

Bénodet a été notre seule excursion en dehors du pays bigouden durant notre séjour, Bénodet [Benoded] étant en Aven. Et je dois dire que nous avons été assez déçu par cette station balnéaire très connue. La ville n'ayant que très peu de charme car très moderne et la (petite) plage bien trop "artificielle" à mon goût. Nous avons ramené de Bénodet qu'une photo (une vue de la pointe de Combrit, de l'autre côté de l'estuaire) et le souvenir d'une bonne glace.

drapeau du Pays Glasikdrapeau de Quimper
Le dernier jour a été pour nous l'occasion de visiter Quimper [Kemper]. Nous devions rendre la chambre relativement tôt le samedi matin et nous avions choisi un train en fin d'après-midi au départ de Quimper. La mauvaise surprise a été de constater en arrivant à la gare que les consignes étaient fermées à cause du plan Vigipirate. Nous avons donc visité la ville avec nos valises bien remplies et surtout bien lourdes. Nous nous sommes promené dans le marché (et acheté des Kouign Amann que nous avons dégusté à la maison avec mon frère, sa compagne et mon père) et dans la vieille ville. Nous n'avons pas vraiment profité de la ville, le tirage de valise à roulettes n'est pas des plus aisées sur les pavés. Et surtout nous avions faim et notre quête s'orientait vraiment sur la recherche de la crêperie qui pourrait nous satisfaire. Nous nous sommes installés sur la Place au Beurre, pour déguster 2 galettes (j'en ai goûté une à l'andouille de Guéméné) et une crêpe (pomme - caramel au beurre salé pour ma part) chacun le tout accompagné d'un bon cidre. Une très bonne journée à Quimper en somme !!
Ce fut ensuite le retour sur la région parisienne avec un petit pincement au cœur après cette très bonne semaine de vacances. J'avais déjà un très bon souvenir de cette région, avec ses spécialités culinaires qui me font toujours salivé (crêpes et galettes, kouign amann, far, gâteaux bretons, cidres et pommeaux) mais désormais, si je devais un jour avoir une résidence secondaire je sais où je souhaiterais m'installer.
Nous ne nous sommes reposés qu'un jour avant de repartir 10 jours dans la famille (une semaine à Cognac et 3 jours à La Rochelle).

Je voulais, au départ, vous raconter aussi ma semaine de vacances de la Toussaint mais ce sera pour un peu plus tard, vu le temps que j'ai mis pour écrire cet article. Vous trouverez toutes les photos liées à cet article sur ma galerie.


Et puis, j'ai cherché partout mais je n'ai rien trouvé, est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer pourquoi la ville de Bourg-la-Reine (où j'ai fait mon apprentissage pendant 2 ans) a les mêmes armoiries que la ville de Brest ?

Tous les drapeaux et cartes de cet article ont été pris sur le site GéoBreizh.
par Tifou publié dans : J'raconte pas ma vie, si ?
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