Mardi 20 février 2007
Je travaille depuis plus de 3 mois dans ma nouvelle librairie. Si le mois de décembre a été vierge de séance de dédicace, nous nous sommes bien rattrappé à partir de janvier avec une quinzaine d'auteurs qui sont venus ou qui viendront avant la fin du mois de février. Je vais vous parler plus spécifiquement des auteurs nord-américains que j'ai pu (ou non) rencontrer dernièrement.
Avantage du métier de libraire, j'ai réussi à en avoir quelques unes. Mais ça n'a pas toujours été facile. Je passerais sur la séance de Ted Naifeh, l'auteur de Courtney Crumrin (chez Akileos), que nous avions invité le 19 janvier pour la sortie de l'intégrale. J'avais trouvé le premier tome plutôt sympa mais pas très novateur. La lecture du second m'avait plus emballé et j'étais décidé à faire dédicacer l'intégrale. La dédicace se déroulait un vendredi après-midi et la frustration fut grande... Je m'explique : si en semaine la fréquentation du magasin est plutôt réduit, à partir du vendredi après-midi ça devient un peu plus sportif pour nous, vendeurs. Non pas que l'on glande le reste de la semaine, mais le week-end nous ne faisons rien d'autre que nous occuper de nos clients. Et le vendredi, en plus de servir les clients, nous rangeons aussi un maximum le magasin pour que le week-end se déroule dans les meilleurs conditions. Je n'ai donc pu que dire bonjour à Ted Naifeh et à peine regarder ce qu'il faisait. Quand je suis parti, il n'avait toujours pas terminer de faire les dédicaces des clients et je n'ai même pas pu échanger un mot avec lui...
Pour la venue de Niko Henrichon, le dessinateur de Pride of Baghdad (avec Brian K. Vaughan, chez Vertigo/Panini), nous avons décidé de changer un peu de mode de fonctionnement. Si 20 tickets ont bien été distribués comme précédemment, nous nous en avons pris pour nous. Ce qui faisait 20 tickets dont les employés, au lieu des habituels 20 tickets + les employés qui aimeraient une dédicace. Et nous avons bien fait. L'auteur, arrivé à 17h, n'est reparti qu'à la fermeture du magasin, à 21h. Comble de l'horreur, j'ai même du le presser pour qu'ils fassent au moins les dédicaces pour les derniers clients et je n'en étais pas fier. Mes collègues et moi n'avons eu que de petits dessins par rapport aux merveilles qu'il faisait au début.
Néanmoins la séance s'est globalement bien passée. Niko est québecois et ça facilite les échanges. Les clients venus pour la dédicaces ont été des plus courtois, même s'ils ont été parfois un peu exigeants.
Si vous n'avez pas encore lu son album, n'hésitez pas ! Si je déplore l'impression (les couleurs ne sont pas aussi profondes) et le recadrage par rapport à l'édition américaine, l'histoire est très bonne et nous amène à réfléchir sans être moraliste. Il faudrait que je le relise pour vous faire une article un peu plus détaillé mais je me contenterais d'un "Lisez-le !!" (le mieux étant de le lire en VO si vous n'êtes pas anglophobes).

Le lendemain c'est un américain qui est venu dédicacer ses œuvres traduites en France. Ses albums étant en noir et blanc ainsi que le fait qu'il ait déjà fait des dédicaces les jours précédents, l'engouement a été moindre que pour Naifeh ou Henrichon. Eric Shanower est passionné par l'Antiquité et sa série L'Âge de Bronze (chez Akileos en France) le démontre bien. On sent qu'il y a un travail de recherche monstre derrière chaque planche. Le style graphique est assez académique et, si la multiplicité des personnages et le côté parfois un peu bavard de la série, la Guerre de Troie est plutôt bien restituée. Je n'ai pour le moment lu que le premier tome de la saga qui n'était que le prélude avec l'enlèvement d'Hélène par Pâris et la constitutions de l'armée grecque par Agamemnon mais j'étais très enthousiaste à l'idée de pouvoir discuter avec l'auteur.
Comme je le disais, cette séance a été plus calme. J'ai pu prendre le temps de discuter avec lui pendant qu'il me dédicaçait le tome 2, même s'il est assez réservé. Quand ma journée de travail fut terminée, il n'avait personne, j'en ai profité pour lui faire dessiner Hector sur le tome 3, le rival légendaire de celui que j'avais eu sur le tome 2.


Début février, quelqu'un de la maison d'édition Paquet nous appelle un matin pour nous prévenir qu'un auteur allait venir faire une dédicace dans l'après-midi. Au départ nous avons cru à une blague mais devant le sérieux de la requête nous avons du nous rendre à l'évidence : nous allions avoir le droit à une séance de dédicace surprise. Heureusement que Tony Sandoval avait une nouveauté dans la semaine et que nous avions été livrés un peu en avance sinon le dessinateur de Vieille Amérique (avec Antunes, chez Paquet) n'aurait rien eu à dédicacer.
Ce Mexicain vient de publier Le Cadavre et le Sofa (toujours chez Paquet), une histoire d'enfants un peu fantastique et un brin morbide. J'ai particulièrement apprécié les dessins et l'ambiance qui se dégageait de cet album.
Pour le coup il n'a eu quasiment personne et j'ai pu donc longuement discuter avec lui de ses projets (il travaille actuellement sur la série 30 Days of Night (chez IDW aux États-Unis, 1 premier tome chez Delcourt en France)) et de ses relations avec certains auteurs mexicains un peu plus connu comme Humberto Ramos ou Paco Medina. La conversation a aussi dérivées sur des sujets plus vastes comme les voyages à l'étranger ou même la similarité entre certaines langues... Bref c'était très sympa. J'espère qu'il ne s'est pas trop ennuyé, en tout cas il avait du temps pour soigner ses dédicaces !!!
Avantage du métier de libraire, j'ai réussi à en avoir quelques unes. Mais ça n'a pas toujours été facile. Je passerais sur la séance de Ted Naifeh, l'auteur de Courtney Crumrin (chez Akileos), que nous avions invité le 19 janvier pour la sortie de l'intégrale. J'avais trouvé le premier tome plutôt sympa mais pas très novateur. La lecture du second m'avait plus emballé et j'étais décidé à faire dédicacer l'intégrale. La dédicace se déroulait un vendredi après-midi et la frustration fut grande... Je m'explique : si en semaine la fréquentation du magasin est plutôt réduit, à partir du vendredi après-midi ça devient un peu plus sportif pour nous, vendeurs. Non pas que l'on glande le reste de la semaine, mais le week-end nous ne faisons rien d'autre que nous occuper de nos clients. Et le vendredi, en plus de servir les clients, nous rangeons aussi un maximum le magasin pour que le week-end se déroule dans les meilleurs conditions. Je n'ai donc pu que dire bonjour à Ted Naifeh et à peine regarder ce qu'il faisait. Quand je suis parti, il n'avait toujours pas terminer de faire les dédicaces des clients et je n'ai même pas pu échanger un mot avec lui...
Pour la venue de Niko Henrichon, le dessinateur de Pride of Baghdad (avec Brian K. Vaughan, chez Vertigo/Panini), nous avons décidé de changer un peu de mode de fonctionnement. Si 20 tickets ont bien été distribués comme précédemment, nous nous en avons pris pour nous. Ce qui faisait 20 tickets dont les employés, au lieu des habituels 20 tickets + les employés qui aimeraient une dédicace. Et nous avons bien fait. L'auteur, arrivé à 17h, n'est reparti qu'à la fermeture du magasin, à 21h. Comble de l'horreur, j'ai même du le presser pour qu'ils fassent au moins les dédicaces pour les derniers clients et je n'en étais pas fier. Mes collègues et moi n'avons eu que de petits dessins par rapport aux merveilles qu'il faisait au début.Néanmoins la séance s'est globalement bien passée. Niko est québecois et ça facilite les échanges. Les clients venus pour la dédicaces ont été des plus courtois, même s'ils ont été parfois un peu exigeants.
Si vous n'avez pas encore lu son album, n'hésitez pas ! Si je déplore l'impression (les couleurs ne sont pas aussi profondes) et le recadrage par rapport à l'édition américaine, l'histoire est très bonne et nous amène à réfléchir sans être moraliste. Il faudrait que je le relise pour vous faire une article un peu plus détaillé mais je me contenterais d'un "Lisez-le !!" (le mieux étant de le lire en VO si vous n'êtes pas anglophobes).

Le lendemain c'est un américain qui est venu dédicacer ses œuvres traduites en France. Ses albums étant en noir et blanc ainsi que le fait qu'il ait déjà fait des dédicaces les jours précédents, l'engouement a été moindre que pour Naifeh ou Henrichon. Eric Shanower est passionné par l'Antiquité et sa série L'Âge de Bronze (chez Akileos en France) le démontre bien. On sent qu'il y a un travail de recherche monstre derrière chaque planche. Le style graphique est assez académique et, si la multiplicité des personnages et le côté parfois un peu bavard de la série, la Guerre de Troie est plutôt bien restituée. Je n'ai pour le moment lu que le premier tome de la saga qui n'était que le prélude avec l'enlèvement d'Hélène par Pâris et la constitutions de l'armée grecque par Agamemnon mais j'étais très enthousiaste à l'idée de pouvoir discuter avec l'auteur.Comme je le disais, cette séance a été plus calme. J'ai pu prendre le temps de discuter avec lui pendant qu'il me dédicaçait le tome 2, même s'il est assez réservé. Quand ma journée de travail fut terminée, il n'avait personne, j'en ai profité pour lui faire dessiner Hector sur le tome 3, le rival légendaire de celui que j'avais eu sur le tome 2.


Début février, quelqu'un de la maison d'édition Paquet nous appelle un matin pour nous prévenir qu'un auteur allait venir faire une dédicace dans l'après-midi. Au départ nous avons cru à une blague mais devant le sérieux de la requête nous avons du nous rendre à l'évidence : nous allions avoir le droit à une séance de dédicace surprise. Heureusement que Tony Sandoval avait une nouveauté dans la semaine et que nous avions été livrés un peu en avance sinon le dessinateur de Vieille Amérique (avec Antunes, chez Paquet) n'aurait rien eu à dédicacer.Ce Mexicain vient de publier Le Cadavre et le Sofa (toujours chez Paquet), une histoire d'enfants un peu fantastique et un brin morbide. J'ai particulièrement apprécié les dessins et l'ambiance qui se dégageait de cet album.
Pour le coup il n'a eu quasiment personne et j'ai pu donc longuement discuter avec lui de ses projets (il travaille actuellement sur la série 30 Days of Night (chez IDW aux États-Unis, 1 premier tome chez Delcourt en France)) et de ses relations avec certains auteurs mexicains un peu plus connu comme Humberto Ramos ou Paco Medina. La conversation a aussi dérivées sur des sujets plus vastes comme les voyages à l'étranger ou même la similarité entre certaines langues... Bref c'était très sympa. J'espère qu'il ne s'est pas trop ennuyé, en tout cas il avait du temps pour soigner ses dédicaces !!!
par Tifou
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Un dessin en plus
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